Les tags en forêt
Jean-François PETIT
Lorsque l’on se promène dans nos forêts de Lorraine, on peut rencontrer diverses marques à la peinture faites par le forestier, le chasseur, le gestionnaire forestier, l’expert forestier ou d’autre personnes (des sportifs en général). Parfois de petites pancartes sont aussi présentes.
Ces marquages « cabalistiques » peuvent interpeller le néophyte.
On peut y rencontrer plusieurs types de marquage, le plus facile à comprendre est la délimitation d’une parcelle au sein d’une forêt.





Si l’on s’aventure un peu plus profondément dans la forêt on peut rencontrer un arbre mort ou un arbre avec des fonctions écologiques reconnues. Il arbore un triangle inversé à la peinture chamois et « bio » est écrit au dessus ; c’est un arbre à haute valeur écologique (des arbres qui nous intéressent tout particulièrement).
Certains arbres portent une pancarte avec un numéro : c’est un poste de chasse.


Passons aux choses sérieuses ! Nous avons retrouvé cette annotation QR qui signifie « quart en réserve », et en langage forestier cela veut dire qu’à une certaine époque, pas si lointaine, la commune réservait une partie de sa forêt afin de subvenir à des besoins inhabituels (par exemple remplacement du clocher de l’église du village).
En terminant cette petite balade forestière nous verrons peut-être des marques de biais sur certains arbres, ils sont destinés à être abattu, cela permet au bûcheron de les repérer. Dans un temps pas si lointain le forestier marquait ces arbres à l’aide d’une petite hache appelée marteau et y apposait une marque « AF » qui signifiait Administration Forestière. Mais aujourd’hui on préfère la peinture qui pollue visuellement et génère des déchets… mais les troubles musculo-squelettiques sont passés par là !


Deux traits parallèles : arbre à couper diamètre supérieur à 25cms
Ici, le forestier n’a pas décidé de repeindre la forêt en rouge, il va faire un cloisonnement, autrement dit une allée de 4 m de large sur la longueur de la parcelle pour laisser passer les engins forestiers.
A nos yeux cela fait beaucoup de surface utilisée pour l’exploitation du bois et le passage des trop gros engins forestiers !

L’utilisation des bombes est un problème pour les forestiers : une étude auprès des agents ONF a montré que 30% d’entre eux connaissent des soucis de santé en lien avec l’utilisation des bombes de peinture. Des solutions alternatives existent, dont un pistolet encreur sans gaz ni électronique. Une solution pour préserver l’environnement et la santé. La start-up vosgienne n’a malheureusement pas survécu…


Et pour finir, un cumulard : Parcelle 84, Poste de chasse 6, sentier de randonnée.

