
Pour des forêts lorraines en libre évolution

En juin 2026, L’association a répondu à un appel de la forêt dans la Semaine, a passé une Nuit en forêt plutôt calme, avant de finir dans les bouchons.

Rentrons immédiatement dans le vif du sujet. En Europe, il n’existe plus de forêts primaires. Les pollutions de toutes natures empêchent désormais toute reconstitution spontanée de ces écosystèmes originels.

Parution d’un article sur Reporterre, projection d’un film à Toul, tenues de stands à Nancy et à Blainville-sur-l’Eau… Voilà un mois de mai plutôt bien rempli pour Libre Forêt.

Dans l’imaginaire collectif, les forêts en libre évolution sont souvent perçues comme des forêts mal gérées, c’est-à-dire “sales”, “non-entretenues”, voire “en foutoir”. À ce titre, elles seraient donc des espaces hautement vulnérables au risque d’incendies. Pourtant, de nombreuses études permettent de tempérer ce lieu-commun. En effet, le risque incendie n’est pas nécessairement plus élevé dans une forêt en libre évolution, et ce pour plusieurs raisons.

Le concept One Health émerge dans les années 2000, dans la continuité des travaux de l’Américain Calvin W. Schwabe qui, dès 1984, introduit l’idée « d’une seule médecine ». Son approche met en lumière l’interdépendance évidente entre la santé animale et la santé humaine, même si elle laisse alors de côté le monde végétal.

Depuis 2021, Libre Forêt acquiert des parcelles forestières en Lorraine pour les laisser évoluer librement. Déclarée d’interêt général et agréée 1% for the Planet, l’association réalise également des suivis scientifiques et mène des actions de sensibilisation autour de la libre évolution.