On appelle “arbre habitat” un arbre qui porte au moins un dendromicrohabitat, ces petits habitats dans un arbre, qui héberge un cortège d’espèces variées (champignons, oiseaux, insectes…). Dans ce quatrième épisode, nous aborderons les blessures et bois apparents.
Bois sans écorce

Il s’agit d’un arbre sur lequel il manque de l’écorce d’une surface supérieure à 300 cm² (une feuille de papier A5 environ), dû à un écorçage lié à des travaux forestiers (abattage, débardage…) ou à des mammifères. On peut y rencontrer des champignons, avides de cellulose ou de lignine, qui trouvent là une superbe porte d’entrée, mais aussi des coléoptères, des hyménoptères, des papillons… Parfois l’arbre va cicatriser, mais la biodiversité associée elle ne sera plus présente.
Blessure due au feu
En général les cicatrices dues au feu sont situées sur la partie basse de l’arbre et en forme de triangle, on ne les comptabilise que si leur surface fait 600 cm² (une feuille de papier A4 environ) ou plus. Bon à savoir : des espèces qui s’implantent après le passage du feu s’appellent des espèces pyrophiles, car elles ont un besoin impérieux de coloniser des endroits où le feu est passé. Le bois carbonisé peut être colonisé très vite par certains champignons de type ascomycètes et ensuite ils nourrissent certains insectes.
Écorce décollée formant un abri

Parfois on rencontre des écorces décollées vers le bas, il suffit que leurs tailles soient supérieures à 10 cm de hauteur et de largeur et décollées de 1 cm et plus et les voilà dendromicrohabitats. Ils vont pouvoir accueillir certaines chauves-souris comme la Barbastelle d’Europe qui s’abritent sous les écorces décollées dans la journée. On y trouvera aussi des refuges pour certains gastéropodes forestiers et certains oiseaux.






