L’objectif de la France est d’atteindre 10 % du territoire en “protection forte” pour 2030. En 2024, seulement 2,7 % le sont. La route est encore longue ! Et tout dépend de ce que l’on entend par “protection forte”.
Pour respecter ses engagements, la France doit donc encore classer près de 5 millions d’hectares sous un statut “fort” de protection, par exemple sous forme de Réserves Biologiques Intégrales (voir article), de Réserves Naturelles ou encore cœurs de Parcs Nationaux. Or, 95 % de ces sites en “protection forte” autorisent un certain nombre d’activités humaines (agriculture, sylviculture, chasse… ). Seul 0,25 % du territoire est vraiment en libre évolution à ce jour.
La libre évolution reste donc anecdotique sur le territoire, bien loin d’une “mise sous cloche” de la France entière, comme le prétendent nos détracteurs…
On finit par constater avec une certaine stupéfaction qu’en fait les protecteurs [de la nature] se sont plus ou moins résignés à la liquidation quasi complète de la Nature (… ), pourvu que quelques reliques fassent de la figuration en tant que lieux répertoriés (… ).
François Terrasson, En finir avec la Nature, 2002.






